Ara Le Sanctuaire

Amour, compassion, respect et confiance, voici les valeurs qui m'accompagnent chaque jour dans mon cheminement.
Natacha


vendredi 24 septembre 2010

Un été difficile


L'été nous a éprouvé durement. Notre Marilou adorée est décédée après 3 semaines durant lesquelles nous avons tenté de la sauver.En dernier recours, nous avons dû nous tourner vers l'euthanasie. Nous avons fait authopsier son petit corps afin de voir ce qui avait pu avoir raison de notre poupoune. Le verdique est tombé le 20 août: Le syndrôme de dylatation du proventricule. Tout au long de la maladie de Marilou nous envisagions cette possibilité étant donné la nature des symptômes. Il nous restait quand même des doutes puisque nous nous étions aperçu que Marilou avait ingurgité du bois. Elle en avait dans ses régurgitations, mais ses radiographies étaient belles et ne démontraient aucune obstruction. Le PDD peut souvent être confondu avec d'autres pathologies, empoisonnement, infections bactériennes, obstruction par un corps étranger. On l'envisage souvent en dernier recours quand les autres possibilités ont été écartées.

Marilou avait des problèmes pulmonaires, son système immunitaires était affaibli et en a été la porte d'entrée. Le stress a joué un rôle quant à lui comme élément déclencheur à l'apparition des premiers symptômes de la maladie. En effet, c'est 2 semaines après la prise de radiographies pour évaluer la condition de son système respiratoire que tout à commencé. Les vomissements ont été les premiers à faire leur apparition, puis le système digestif a pratiquement cessé de fonctionner. Elle a commencé à perdre du poids de façon dramatique. Malgré tout un cocktail de médicaments et nos soins constants, son état ne s'est jamais amélioré pour nous donner au moins l'espoir qu'elle avait des chances de s'en remettre. Il n'y avait aucun doute que son état était très avancé. Elle était très maigre et affaiblie, mais encore adorable et très combative. Je sentais chez elle une volonté de vivre. C'est pour cela que ma décision de mettre un terme à ses souffrances a été si déchirante. Je crois que nous ne voulions pas nous quitter l'une l'autre. Avec le recule, c'était la meilleure décision à prendre pour Marilou puisqu'elle ne s'en serait pas sortie et aussi pour les 9 autres oiseaux de la maison.


Je vis maintenant avec cette perte, cette absence et aussi en me disant qu'il faut que je profite à chaque instant de la présence de mes amours à plumes. Cette maladie est terrible! Elle dévaste le corps de façon foudoyante. Personne n'en est à l'abris, elle peut incuber de 3 mois à plusieurs années. Elle frappe de façon alléatoire. Il y a bien un teste qui a fait son apparition, mais il n'est pas encore au point, il donne de faux résultats. Les chercheurs travaillent très forts pour le perfectionner et le rendre sécuritaire. Peut-être qu'un jour mes autres oiseaux pourront en bénficier et que leur vie pourra être épargnée. Je le souhaite de toutes mes forces.

Pour le moment j'essaie de vivre le deuil de Marilou de mon mieux. J'ai fait incinérer son corps et chaque soir, j'allume une bougie près de son urne et de sa photo. Elle me manque tellement! Je n'imagine pas encore le reste de ma vie sans elle, sans son amour et sa présence particulière.

Cette maladie est un sujet tabou chez la plupart des amateurs d'oiseaux. Elle fait peur et s'est compréhensible. Ce qui est le plus surprenant, c'est que même chez les vétérinaires aviaires, elle fait peur et je crois que l'on préfère la passer sous silence. Je me suis fait conseiller de ne pas en parler, de garder le silence afin d'éviter les jugements d'autrui. Mais sincèrement, je crois que Marilou comme tous les autres oiseaux décédés de cette maladie, ne méritent pas de somber dans l'oubli. Marilou était un amour, un ange, cette maladie a envahie son corps, ce n'est pas sa faute. Elle n'était pas que cette maladie. Elle existait avant cela, avec sa personnalité incroyable et sa capacité à aimer de façon illimité.

Mon mari et moi aussi ne méritons pas cela, nous n'avons rien fait de mal, nous sommes totalement dévoués à nos oiseaux. cela fait 8 ans que je n'ai pas pris de vacances, tout mon amour, mon argent, mon temps, c'est pour eux. Et, je le fais sans regret, avec bonheur, car je sais qu'ils en vallent la peine. C'est en parlant de cette maladie que l'on pourra un jour arriver à freiner sa progression, car elle est beaucoup plus courante que l'on peut l'imaginer. Elle ne sera bientôt plus un cas d'exception. Le seul conseil que je peux vous donner c'est de faire autopsier vos oiseaux losqu'un décès survient et ce, même si c'est coûteux. Cela permet d'avoir l'heure juste et de pouvoir prendre des décisions éclairées et responsables surtout quand on a d'autres oiseaux à la maison.

L'espoir demeure la recherche. En souhaitant maintenant que nos amours à plumes auront la chance d'avoir une longue vie sans rencontrer à nouveau sur leur route cette terrible maladie.



Natacha Aras, Le sanctuaire 24 septembre 2010

À la mémoire de Marilou Goupil, née de 17 décembre 2001 et décédée le 3 août 2010 du PDD

vendredi 7 mai 2010

À la recherche du nid parfait!

Le printemps est une période remplie d'effervescence dans le monde des perroquets, c'est bien connu et les copains du Sanctuaire n'y font pas exception, bien au contraire! C'est une époque particulière où je dois surveiller les allées et venues de tout mon petit monde. Il y a de la fébrilité dans l'air, les cocos semblent plus nerveux et mon grand Chiko (ara bleu et or) , qui est dans sa fameuse période d'adolescence, poussent des cris stidents à la moindre occasion, mettant ma patience à l'épreuve! De plus, tout le monde s'enfuit en entendant le plus petit cri d'alarme donné par l'un des membres du groupe, panique générales assurée! Ces cris sont souvent émis par l'un des plus petit membre du groupe Le Petit Chiko notre conure à joues vertes. Ce malin a appris comment jouer un bon tour à ces amis plus grands!

La recherche du nid parfait est aussi à l'orde du jour! Je dois m'assurer que les portes des amoires, de la garde-robe et de la salle de bain sont bien fermées, car mes grands garçons aras Fred et Chiko aiment bien s'y faufiller en douce. Dès que la porte de la salle de bain est entrouverte, Chiko s'empresse de la pousser frénétiquement avec son bec, suivi de près par Fred, qui bien sûr ne veut pas perdre de vue son amour de Chiko, afin d'aller élire domicile soit dans la sécheuse ou encore dans leur endoit favori, l'amoire à serviette, qu'ils referment soigneusement derrière eux! De cette cachette, ils se font des caresses, se nourrissent et ils ont énormément de plaisir. On peut d'ailleurs entendre des sons de pure satisfaction en provenance de leur refuge illicite. Il va de soit qu'ils protègent farouchement l'entrée de leur petit nid d'amour contre d'éventuelles intrusions! Il faut donc que je m'annonce clairement et que je leur fasse comprendre mes intentions quand je vais les chercher dans leur antre. D'ailleurs, je suis la seule à pouvoir le faire!

Mon armoire à chaudrons aussi est un endroit de choix, il m'arrive de retrouver mes casseroles directement sur le plancher après un de mes courts séjours à la salle de bain. Ils faut bien que ces deux comparses se fassent de la place! Même chose pour le garde-manger que je conserve bien fermé en attachant les deux poignées ensemble. Ils font pas mal de dégâts mes amours de perroquets! Car, lorsqu'ils n'arrivent pas à ouvrir une porte, que cela ne tienne, ils font un trou dedans! Au grangs maux, les grands moyens! Il faut s'armer de patience et avoir un grand sens de l'humour pour vivre avec eux au qotidien! Pas toujours évident de faire comprendre à nos volatiles bourrés d'hormones les limites qu'il faut respecter dans un environement où vivent des humains! Des concessions doivent êtres faites de part et d'autre. Comme je les veux libres et bien cela va de soit.

Natacha, Aras Le Sanctuaire
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lundi 3 mai 2010

L'amour conditionnel


Au fil des consultations que je fais ou des mes rencontres, je m'aperçois que le monde des oiseaux est encore bien méconnu de la plupart des gens en général. Certaines personnes achètent un perroquet qu'il soit grand ou petit en ayant aucune idée de leurs besoins physiques et psychologique. Le deuxième aspect est encore plus escamoté que le premier. Sans le vouloir consciemment, il maltraite psychologiquement leur oiseau, qu'il affirme candidement aimé!



Un oiseau seul, enfermé dans une chambre qui crie en perdre le souffle pour attirer à lui son groupe d'humains. Un pauvre perroquet que l'on trouve trop envahissant, qui veut toujours être avec nous. De plus, la personne qui s'occupe des soins de l'oiseau en a peur et perçoit le bec du volatile comme une arme redoutable. Il est devenu tellement agressif! La petite bête qui au début était tellement belle et gentille est devenue un petit monstre n'ayant que des défauts que l'on se plait à mettre en évidence chaque fois que l'occasion se présente. Rien ne trouve grâce face à ces yeux réprobateurs. Si il veut de l'attention il n'a qu'à bien se conduire, à arrêter de mordre, à lui de changer. L'amour est devenu conditionnel.



Toutes les solutions que j'apporte pour améliorer la situation se heurte à des objections. L'oiseau ne peut être intégrer à la pièce familliale, car le mari, la femme, la grand-mère, sont intolérants à la poudre qu'il dégage! Il laisse de la poudre blanche partout sur les vêtements, les meubles, c'est dégoutant! (Après interrogation, Coco ne reçoit qu'une douche aux trois semaines). De plus, ça prend de la place cette affaire là! En parlant bien entendu de la cage de l'oiseau, il n'y a pas de place pour ça au salon! Trop encombrant!



Mais alors, on fait quoi? Tout ce que je leur propose est rejeté du revers de la main. Mon enseignement sur la psychologie perroquet ne pèse pas gros face à toutes leurs récriminations. Je dois apprivoiser leur oiseau, d'un coup de baguette magique changer leur monstre, comme elle le nomme, en gentil et obéissant petit pantin qui agira selon son bon vouloir au moment qui lui conviendra le mieux. Il n'est pas normal que cet être revendique et indique son mal être par des comportements qu'elle juge inappropriés. Elle préfère encore le faire endormir plutôt que de le céder à n'importe qui si il ne s'améliore pas.

Malgré le fait que je crois que l'éducation et la responsabilisation des propriétaires d' animaux est vraiment essentielle, dans ce cas précis, cela n'aura aucun impacte. Alors, je me suis offert à prendre son oiseau si la situation ne s'améliorait pas. Le fait de voir un oiseau normal, en parfaite santé être enthanasié par l'ignorance et l'esprit étroit de ces gens m'était insupportable. C'est une injustice! Ces cas bien souvent m'empêchent de dormir et me trottent dans la tête très longtemps.

Je rêve d'un monde où la compassion envers les animaux sera une priorité.



Natacha